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Médiathèque départementale du Puy-de-Dôme

thehandmaids tale laservante ecarlate moranoInspirée du roman du même nom de Margaret Atwood, publié en 1985, la série The handmaid’s tale, en français La servante écarlate, sonne comme un véritable coup de tonnerre dans le vaste monde des séries TV.

Dans cette série dystopique, les Etats-Unis sont littéralement transformés en une république totalitaire, Gilead, qui oblige les femmes fertiles à se soumettre aux riches familles en mal d’enfant, devenant ainsi de véritables esclaves sexuelles. Les prières de ceux qu’on appelle les « commandants » résonnent en écho au rituel imposé chaque mois, pendant lequel les femmes sont violées sous les yeux de leur épouse, jusqu’au sésame : l’arrivée d’un enfant.

Le régime tyrannique et omnipotent qui y est dépeint n’est pas sans rappeler l’ouvrage de George Orwell écrit plusieurs dizaines d’années auparavant, 1984, et son Big Brother.

Sauf qu’ici, c’est le corps de la femme qui appartient à autrui sans aucune réserve, un corps dont on a l’impression qu’il paie pour tous les péchés commis auparavant, comme si l’on faisait table rase de l’époque où les femmes étaient libres.

L’actrice principale Elisabeth Moss, alias Defred dans la série, crève l’écran dans le rôle de l’une de ces femmes, et a d’ailleurs reçu le golden globe de la meilleure actrice en 2017.

Ce qui apparaît comme une dystopie semble néanmoins faire étrangement écho à la société contemporaine. La mise en avant de dérives totalitaires, d’us et coutumes considérés comme naturels, la violation du corps de la femme, le muselage de la parole et de la liberté ont encore cours aujourd’hui dans certains recoins du monde.

The handmaid’s tale a d’ailleurs fait grand bruit aux Etats Unis, au point de devenir un étendard pour les droits des femmes.

En témoignent les nombreuses manifestations de femmes luttant contre les dérives potentielles de la présidence Trump concernant leurs droits (avortement, contraception). Certaines d’entre elles font d’ailleurs clairement référence à la série, les manifestantes étant vêtues comme les servantes : grande cape rouge et bonnet blanc.

Plus qu’une série, the handmaid’s Tale peut s’interpréter comme le symbole d’une lutte pour le rétablissement des droits des femmes partout dans le monde. C’est là toute sa puissance et sa richesse. A ne surtout pas rater pour les passionnés de séries (et les autres aussi !)

Réserver la saison 1 de The handmaid's Tale


 

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